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Vuelta 2013

22/08/13 : Tour d'Espagne

Je suis arrivé hier mercredi à Vigo en Espagne pour prendre le départ samedi de mon premier Tour d'Espagne. Au menu des 3 prochaines semaines : 21 étapes et 3354 km. La course débute par un contre-la-montre par équipes de 27 km.

On a fait un petit tour de 50km à J-3 histoire de prendre la température, assez fraîche bizarrement !

Ce matin jeudi à J-2 on a effectué la traditionnelle prise de sang obligatoire pour prendre le départ. On est allé repérer le parcours de samedi durant une sortie de 100km. Rien de compliqué et très roulant, on espère limiter la casse et assurer le coup pour notre leader : Pozzovivo. La liste des 198 participants a donc été confirmée dans l'après-midi, pour ma part c'était sieste !!!

J-1 : Dernière reco sur le parcours de demain. Peu de virages et un parcours pour spécialiste. Le vent aura son importance : vent plutot de dos aujourd'hui, contraire d'hier surement la cause du beau temps retrouvé. Après-midi consacré au repos et à la traditionnelle présentation des équipe en bord de mer. Programme de demain : petit entrainement le matin pour se réveiller , repas léger, sieste, départ pour le contre-la-montre en voiture, échauffement sur home trainer 1h avant la course et départ de notre équipe à 19h24 en 10ème position.

Contre-la-montre par équipes : 27,4 km avec un vent plutôt favorable. Deux petites montées et des faux plats mais de larges routes pas trop à notre avantage. J'étais positionné en 8ème homme au départ, derrière Ben et avant Pozzovivo. Le départ est correct, on se retrouve à 8 au bout de 4km car Cherel est décroché. Les relais passent bien, j'ai de bonnes sensations. Dans un faux plat à mi course je prends un bon relais mais Pozzo qui ne passait pas les relais d'avant fait un gros effort et k'ai du mal à suivre le train. Je m'accroce, saute un relais et reviens donner un coup de main dans le final. On se désorganise un peu à 4km de l'arrivée et on termine à 6. Notre 20ème place au classement est pas terrible mais on le savait. On ne peux que remonter et il y à de belles étapes à venir. Demain étape plate et montée finale pas trop difficile de 11km, je ferai l'équipier et terminerai à mon rythme àfin d'en garder sous le pied. J'occupe la 120è place au général.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deuxième étape : 177km sans difficultés mais avec la première arrivée au sommet : 11km à 6% de moyenne. Le départ est tranquille et 3 hommes partent au km 0. Je reste tranquille et passe la journée en mode économique tout en veillant sur Pozzovivo. L'écart atteint 14min et est encore de 12min à 60km de l'arrivée. A l'approche de la montée, il y a du vent de face et je replace notre leader dans les 3 premiers km de la montée effectués au sprint car il était mal placé en bas. Le travail effectué, je termine dans un petit groupe à 4min de la tête. Domenico fait 3ème de l'étape ce qui est super motivant pour la suite. Pour ma part je suis 73ème au général, les jambes sont là mais la tête garde le contrôle des forces...

Troisième étape : Beaucoup de vent aujourd'hui ! Dès le départ 5 hommes sortent mais ne compte que 6min d'avance max car le vent est défavorable puis de côté. On passe à 40km de l'arrivée sur une presqu'ile avant d'en faire le tour et de revenir sur le continent. Il y a aucun abri et des cassures se foment après des chutes. Je me retrouve dans le deuxième groupe et on rattrappe notre leader Pozzovivo qui crève. Finalement tout rentre dans l'ordre à 20km de l'arrivée après quelques relais pour chasser. On s'en sors bien car très risqué comme situation. La montée finale de 5km est roulante. J'accompagne et remonte Pozzo jusqu'à 2km de l'arrivée, le peloton est réduit à 60 coureurs à peine. Je termine en déroulant un peu à 1min11. Je suis 58è au général à 6min43. Demain normalement c'est sprint plus 200 km de transfert avant et après l'étape !!!

Quatrième étape : 189km avec tout de même 3000m de dénivelée sur de larges routes usantes avec toujours pas mal de vent. Cela bataille un peu plus en début d'étape, je reste attentif mais ne bouge pas car 5 hommes seulement se font la belle. L'écart est stable autour des 6min. Radioshack mène le pack. On arrive km142 dans le mur de Ezaro : 1,8km à 14% de moyenne mais avec un passage annoncé à 30%. On "tape la tête dedans" et l'écrémage se fait naturellement surtout que certains posent pied à terre !!! Belle séance de force avec l'impression de faire de la presse à une jambe à chaque coup de pédale ! Surement le plus raide jamais escaladé pour moi. Un groupe d'une quarantaine de coureurs se forme en haut. Je reviens juste après en compagnie de quelques coureurs puis d'autres rentrent à la faveur du vent de face mais il y en a partout derrière. Le final est en bord de mer, je protège Pozzo et Nocentini avec Ben et Matéo. L'arrivée se joue au sprint dans un faux plat montant de 3km. Je me relève une fois le boulot effectué. Je termine 88è à 1min30 et occupe toujours une anecdotique 58è place au général à 8min : un peu de champ pour prendre la fuite dans les prochains jours ? Normalement réservé sprinteurs pour 3 prochaines journées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cinquième étape : 173km avec un profil montant sur de larges routes avec 2 cols à 1300m d'altitude. Arrivée au bord d'un lac à 1000m. Départ rapide avec des attaques mais un marquage tactique entre équipes de sprinteurs. Du coup 5 hommes partent km10. L'écart atteint 10min et la poursuite se lance. La journée est usante et c'est un jour "sans" comme il y en a parfois sur 3 semaines. Petit mal de gorge et fatigue. L'arrivée se joue au sprint, les 10 derniers km sont tortueux et en prise. J'ai du mal à me faire violence dans le final et décroche à 2km de l'arrivée. Je termine à 1min10 et suis 60è au général. Encore 2 étapes tranquille.

Sixième étape : 175km en ligne droite sur la même grosse route. Aucun Gpm et peu de dénivelé. Le départ en descente est très rapide, un homme seul se détache. Pas des moindre : Tony Martin le champion du monde du contre-la-montre. L'écart est alors de 7min en 20km. Les équipes de sprinteurs roulent. La poursuite est régulière et tout le monde se demande comment un seul coureur peux épuiser autant d'équipiers ! A 20km de l'arrivée : toujours une minute. On entre en ville et cela frotte pas mal. On s'occupe de Pozzo et Lloyd pour le sprint. Je lève la tête et vois ce que je pense être un attaquant à la flamme rouge, mais c'est toujours la bête à rouler qui possède 5 secondes d'avance. Il se fait coiffer à 15m de la ligne et termine 7è ! Litérallement impressionnant de pouvoir rouler seul à 44,5 Km/h de moyenne pendant près de 4h ! Pour ma part les jambes sont meilleures et cette journée plus cool fût la bienvenue pour se refaire un peu avant samedi et lundi dans la montagne.

Même si c'était signé depuis un moment, c'est maintenant rendu publique par l'équipe depuis hier : j'ai renouvellé mon contrat pour 2 saisons supplémentaires. Cela fera 10 années avec le même maillot en comptant les 4 années au centre de formation !

Septième étape : 206 km quasi plat. 3 hommes partent au bout de 10km environ. L'écat atteint 7min puis le rouleau compresseur démarre. La journée est tranquille dans les roues. Le final est plus compliqué avec un circuit de 31km autour de Séville. Très urbanisé avec beaucoup de virage, de plus la chaleur est très pesante. On place Pozzo du mieux possible mais cela frotte énormément et c'est dangereux. Une gueppe me pique à 3 reprises sur le ventre à 10km de l'arrivée. J'ai mal et ne peux suivre le peloton dans le final. Je termine à 4min dans un groupe de lâchés : 148è. Je suis 75è au général à 12min. Du mouvement en prévision, bon de sortie pour les 3 étapes à venir ?

Huitième étape : 158km avec arrivée au sommet de 14km et 960m altitude. Départ rapide avec de nombreuses attaques car propice : en prise. J'accompagne un groupe de 12 au bout de 20km. Je pensais que c'était bon mais le peloton revient. Dans la bosse d'après 14 hommes se font le belle. Ben est de ceux-ci. Le problème est qu'un coureur est à moins d'une minute au général donc le peloton reste à 2min. Ce même coureur est obligé par les autres à se relever. Du coup cela temporise et prends 5min. Doucement la poursuite s'organise. Finalement la montée finale est entamée avec 1min30 de retard. L'objectif étant de placer Pozzo pour le final. Je suis assez bien placé au pied et m'accroche durant 3 km durs. Je monte à ma main dans un groupe. On termine à 12min en pensant au lendemain pour être à l'avant. Je suis 69è au général mais déjà à 26min.

Neuvième étape : 164km avec un départ venté. Tout le monde craint le départ après la bagarre de la veille mais 5 hommes sortent au km0, cela se regarde derrière : la bonne échappée est formée avec Mondory pour nous. Personne n'aurait pensé un tel sénario. On passe une journée plutôt calme car Katusha et Bmc roulent régulier un fois 5min d'écart. Pas mal de dénivelée mais des grosses route et du vent de fâce. Il y a un 2è catégorie à monter à 20km de l'arrivée. Pozzo est ralenti pas une chute au pied mais revient sans problème. Cela me côute un peu d'énergie et ne peux basculer avec le peloton, je décroche dans le dernier km comme prévu car encore 4 de chez nous dans le groupe de 70 coureurs. L'arrivée se joue dans un km pentu en ville. Je termine à 4min en roue libre. Toujours anecdotique 68è au général à 30min. Demain haute montagne avant avion et repos mérité mardi.

Dixième étape : 185km avec 3500m de montée cumulée : montagnes russes toute la journée et deux cols difficiles dans le final. Départ neutralisé en ville effectué à vive allure. Je suis victime d'une gosse chute à la suite de séries de dos d'ane : coup de frein et violement à terre. Je suis tombé directement sur la fesse droite et l' arrière de la tête. Assez choqué car très peur en raison de la vitesse, j'ai repensé à la chute du Giro. Casque et vélo hs , je reviens à l'arrière du peloton et assiste à une deuxième chute impliquant Matéo. Le départ fictif est allongé de 20km pour réparer les bobos. Départ réel en bosse, larges routes et vent de fâce. Difficile de sortir mais curieusement je me sens bien et suis le plus actif de l'équipe. La bataille dure 70km et 10 coureurs prennent le large, personne de chez nous. L'écart est stable vers 4min. On attaque le premier col dur et le peloton explose. Je me retrouve dans un groupe. On termine plus cool sachant que le dernier col offre 7km à 15% de moyenne ! Pozzo intègre le top 10 au général. Après 10 étapes je suis 71è à 50min. Aujourd'hui repos bien mérité, pas de vélo car mal de dos et courbatures. Demain contre-la-montre de 39km à 15h11 !

vidéo de la chute ici

Onzième étape : Après une journée de repos passée à ne rien faire d'autre que se reposer sans sortir de l'hotel, place à la deuxième partie de Vuelta. Contre-la-montre difficile en guise de reprise. 39km avec 18 premiers km en prise et une bosse de 7km pour un total de 700m de dénivelé. Je fais l'exercice à 80% environ soit 163 puls max. Valls me rejoins au bout de 15km. Je m'accroche bien et réalise un chrono correct. Dans les 2 derniers km, la batterie des dérailleurs se décroche et je termine en roue libre ! 108è à 6min22. Pas trop entamé et forme correct pour la suite. Encore des douleurs de ma chute de lundi.

Douzième étape : 162km accidentés au début puis tout plat à la fin. Vent de face au départ : peu d'attaques et 3 hommes qui s'en vont rapidement. Le peloton revient facilement. La fin est ventée et on se méfie. On protège notre leader. Il crève à 5km de l'arrivée mais heureusement, selon la règle il est crédité du temps du peloton en raison de cet incident dans les derniers km. Je me relève et termine avec lui à 2min42. 73è et bientôt une heure de retard au général. Le week-end prolongé risque d'être solide : une étape pour baroudeurs et 3 étapes de montagne dans les pyrénées !

Treizième étape : 165km, étape pour baroudeurs. Le départ est ultra-rapide sur des petites routes. Tout le monde sait que l'échappée à de grandes chances. La bataille est intense et dure 70km. Je participe bien à la lutte mais cela sort en "costaud" dans une bosse. 18 coureurs devant, des sérieux clients, Nocentini et Chérel pour nous. Finalement après écrémage dans une bosse de 4km à 12% seul un groupe de 9 résiste devant. Je bascule dans un petit groupe mais rentre dans le peloton qui laisse filer les fuyards car pas mal d'équipiers lâchés. La gagne est devant et les attaques commencent. Notre italien termine 2ème au finish ! Je décroche du peloton dans le final après avoir protégé Pozzo sur le bord de mer. Je termine 96è à 5min, 66è au général. Bonne journée avec tactique respectée, manque de réussite et énièle 2ème place cette saison. On va rien lâcher !

Quatorzième étape : Premier volet du triptyque pyrénéen. Arrivée à Andorre. Départ en descente sous la pluie : 5 hommes dont Chainel prennent le large rapidement, le peloton fait grise mine. On attaque le premier col et son sommet au Pas de la case : 2400m. Katusha roule d'un coup à bloc car l'écart est de 12 minutes. La pluie redouble d'intensité, je commence à avoir froid aux mains dans la montée. 4°C au sommet alors que la veille on frisait la canicule : l'organisme ne comprends rien. La descente est horrible, il y a des mecs partout. Un sale moment à passer qui restera gravé : des coureurs qui s'habillent dans un tunnel, d'autres arrêtés grelotant, des chutes... Dans ce chao je gère comme je peux mais ne fait pas le fier alors que d'habitude je suis à l'aise. C'est la première fois que je préfère les montées aux descentes en course. Je termine dans un groupe 103è à 26min. A noter 15 abandons dont Chainel passant de la tête au balai en un rien de temps. Plus que 7 chez Ag2rlamondiale #solidarité

Quinzième étape : L'étape reine de cette vuelta ! 224km ; 5000m de dénivelée sur 4 cols avec une arrivée en France à Peyragudes, et un temps pluvieux. Le départ est musclé au pied du premier Gpm. Il a des cassures, du mouvement. Au bout de 20km de montée un groupe de 28 se détache. Après la descente l'écart est de 2min. On attaque une portion montante faux plats puis 20km de col. Le peloton se relève un peu et l'écart monte à 6min. Nouvelle descente sous la pluie. A 55km de l'arrivée on attaque l'avant dernier col de la journée : le port de Balès est difficile : 19km avec plusieurs km de suite à 10%. L'écrémage commence, après avoir abrité Pozzo dans la vallée et à l'approche du col, je monte à ma main. Dans le dernier col je suis avec Nocentini et Mondory, on monte tranquille et le gruppetto nous ratrappe à 3km de l'arrivée. Près de 7h de vélo soit 35min de plus que Géniez. Encore 10 abandons. Demain dernière étape avant le repos, courte mais intense !

Seizième étape : Etape courte avec 3 cols dont l'arrivée à 1800m. Comme le résume Julien Jurdie notre directeur sportif : on a eu un gros départ pendant 147km ! Pas de répis toute la journée : des groupes qui s'échappent en costaud, prennent peu d'avance, réaction des équipes piégées car toujours un intérêt (victoire d'étape, classement équipe, bonification, maillot grimpeur...). Pas top pour récupérer d'un mal de dos du à cette fichu chute de la semaine dernière. Finallement une vingtaine d'hommes devant pour se jouer la gagne. Seul répit pour moi : dernière montée tranquille dans le gruppetto. Termine cette deuxième semaine à 18min. Aujourd'hui repos mais toujours très motivé pour saisir ma chance lors des 5 dernières étapes et aider au max notre leader Pozzo #resterdansletop5 et #victoiredétape

Dix-septième étape : sur le papier dernière journée pour les sprinteurs. Vent de fâce au début, des attaques mais rapidment 2 hommes devant. On reste au chaud dans le peloton à replacer Pozzo. Dans le final, d'un coup le vent est de côté sur une grande route dégagé à 30km de l'arrivée. C'est la panique car des bordures se forment en quelques secondes. A l'avant Movistar et Saxo font des dégats. Notre leader tente de revenir sur la tête dans un petit groupe sans réussite et finllement on assiste à la formation d'un deuxième peloton. Au final 35 hommes devant, personne de chez nous et 1m31 de perdue. C'est une très mauvaise opération, Pozzo était trop derrière à la suite d'un passage étroit. A l'arrivée c'est la soupe à la grimace car il recule d'une place au général. Pour ma part j'étais milieu de peloton et j'ai tenté de rouler mais j'ai lâché à 15km de l'arrivée. Très mal aux jambes dans ce type d'effort vent de dos. Je termine dans le dernier groupe, la fatigue est présente.

Dix-huitième étape : Etape vallonnée avec plusieurs petits cols et une arrivée de 6km avec des passages à 20%. Départ musclé et un groupe de 15 avec Ben et Mika se fait la belle au bout de 30km. Les difficultés provoquent l'écrémage dans le peloton. Je m'accroche deux fois en revenant dans les descentes grâce à l'aide des voitures. J'aborde la dernière montée avec le goupe principal bien que l'échappée file vers la gagne. Les derniers km sont raides et la foule est immense. C'est un moment dont je me souviendrai. Je termine à 11 min et suis 82ème au général.

Dix-neuvième étape : Même genre que la veille mais avec des difficultées concentrées dans les 60 derniers km. 20 hommes se détachent au km 0 qui est sinueux. Katusha non présente roule fort et maintient l'écart à 2min pendant 100km. Soit à peine plus de 2h à ce rythme infernal ! J'ai des soucis au pied gauche et suis contraint de faire un stop pour mettre de la mouse dans ma chaussure sinon c'était l'abandon : je passe 30km dans les voitures pour rentrer tellement l'allure est vive. 2 hommes résistent alors en tête à 50km de l'arrivée. Je décroche à 25km de la ligne dans un groupe car j'étais à bloc toute la journée et que Pozzo est encore entouré. Objecftif garder des forces pour la dernière étape de montagne demain : arrivée au sommet de l'alto de angliru : 12km à 10% mais des passages à 25%. Pédalier compact oblige, on va surement se faire pousser par la foule qui s'annonce nombreuse. Après l'étape 450km de transfert en bus pour rejoindre Madrid : sacrée journée encore !!!

Vingtième étape : Dernière étape difficile de cette vuelta. Courte et nerveuse : 144km avec 4 cols au programme dont l'arrivée finale en haut de l'alto de l'angliru : un des cols les plus durs au monde (12,5km à 10% mais avec une pente max à 23%). Départ rapide avec 28 coureurs dont 2 de chez nous qui prennent le large au bout de 25km. L'écart est stable vers 6min. On travaille pour Pozzo derrière, mon job est de le place au pied du col de premier catégorie a 30km de l'arrivée. Je termine dans le grupetto. La dernière montée est difficile mais les nombreux spectateurs nous poussent. J'ai même vu un coureur qui avait marqué sur son dossard : "Empujar" = pousser !!! On s'arrache pour finir cette étape. Je termine à 24min et me classe 94è au général. La descente fût toute aussi éprouvante et presque aussi longue que la montée. En effet, pas évident de redescendre 15km étroits à travers la foule sur des pentes vertigineuses. Ma roue avant n'a pas supportée le freinage et le boyau à éclaté. Obligé d'attendre la voiture de l'équipe pour rejoindre le bus à 18h30. Transfert vers Madrid et arrivée très tardive ! Dimanche dernière étape en circuit dans Madrid, sprint massif mais encore un peu de sport après un départ tranquille !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vingt-et-unième étape : Dernière étape toute plate. 55km pour rejoindre le circuit dans Madrid, sorte de critérium. Le départ est tranquille pendant 1h30 puis l'arrivée en ville est plus rapide. Le circuit comprends des relances mais n'est pas trop physique. Je me place assez bien et aide Mondory dans les 3 derniers tours. Je termine en roue libre après un dernier effort aux 3km.

Je boucle ma première Vuelta assez fatigué. Je n'ai pas bien récupéré à partir d'une dizaine de jours et de ma chute. J'ai cependant fait le boulot pour l'équipe en tant qu'équipier de Pozzovivo. Il termine 6ème ce qui est une très belle performance. J'espère bien récupérer de cette grosse charge de travail : 3900 km en 4 semaines tout compris avec l'avant course. Un cumul de dénivelée de plus de 50 000 m. Prochaine course le 22 en Italie : mondial du contre-la-montre par équipe.

 

 

 

 

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