Chapitre 1 — les briques du raisonnement : assertions, connecteurs, quantificateurs, puis le langage des ensembles.
Naviguez avec les flèches ← → du clavier, ou via le Sommaire.
Une table de vérité définit chaque connecteur ; un diagramme éclaire chaque opération sur les ensembles.
Une assertion est un énoncé qui est soit vrai (V), soit faux (F). Sa négation $\neg A$ inverse sa valeur :
$\sqrt2\lt 3$ est vraie ; $\pi=3{,}14$ est fausse.
Le « ou » mathématique est inclusif : $A\vee B$ est vraie dès que l'une au moins des deux l'est.
$A\Rightarrow B$ est l'assertion $(\neg A)\vee B$. Elle ne peut être fausse que dans un seul cas :
Une implication peut être vraie avec une hypothèse fausse : « $3$ est pair $\Rightarrow 3$ est multiple de $2$ » est vraie.
$A\Leftrightarrow B$ signifie $(A\Rightarrow B)\wedge(B\Rightarrow A)$ : les deux assertions ont la même table de vérité.
Une implication et sa contraposée sont équivalentes (à ne pas confondre avec la réciproque $B\Rightarrow A$).
Toutes ces équivalences se vérifient en comparant les tables de vérité des deux membres.
La négation d'un « et » est un « ou » — et réciproquement. Indispensable pour nier une proposition.
Un prédicat $P(x)$ sur un référentiel $E$ devient une assertion pour chaque valeur de $x$. On le quantifie :
$\exists\,! \,x\in E,\ P(x)$ : « il existe un unique $x$ » tel que $P(x)$ soit vraie.
$x\in E$ : l'objet $x$ est un élément de $E$. $F$ est inclus dans $E$ si tous ses éléments sont dans $E$ :
$F\subset E$ : la partie $F$ est entièrement contenue dans $E$.
Les éléments qui sont dans $A$ ou dans $B$ (zone colorée).
Les éléments dans $A$ et dans $B$. Si $A\cap B=\varnothing$, les parties sont disjointes.
Les éléments de $A$ qui ne sont pas dans $B$.
Pour une partie $A$ de $E$ :
La zone colorée est $\complement_E A$ : tout $E$ sauf $A$.